L’image dans le décor


On aime bien l’Anecdote et son décor d’époque qui donne l’impression d’entrer dans une toile de Hopper ou un film noir des années 1950. Mais ce qu’on n’avait jamais remarqué, c’est le tableau au mur qui en propose la mise en abyme et achève de transformer l’absorption d’un hamburger en expérience esthétique.

Montréal, mai 2011
Publicité gratuite

60, rue Monsieur-le-Prince, Paris VIe
Une librairie placée sous l’invocation d’Apollinaire, qui met le Bathyscaphe en évidence, propose en rayon cinq recueils de Pierre Peuchmaurd dont deux manquaient à votre bibliothèque, où les livres d’éditeurs aimés (Le Visage vert, Attila, Monsieur Toussaint Louverture) vous adressent des clins d’œil amicaux, où l’on découvre l’existence d’une biographie de Louis Perceau, d’une édition DVD de l’Invention du monde de Michel Zimbacca et Jean-Louis Bédouin (commentaire de Benjamin Péret)1 et bien d’autres choses encore, où de surcroît l’accueil est des plus aimables, est une librairie où l’on se ruine. On n’hésite donc pas à la recommander.

1 Premier volume d’une collection publiée par Choses vues et consacrée aux rapports des surréalistes avec le cinéma. Avec, en supplément, un entretien de vingt-six minutes accordé par Breton à Radio-Canada en 1960.
Tous créateurs

Paris, porte de Versailles, parking du Palais des expositions.
Naguère Marin Karmitz ne se voulait pas producteur mais, combien plus chic, éditeur de films. En vlà un autre qui n’est pas traiteur — faut pas confondre, hein — mais créateur de réceptions. Lesquelles se déroulent à n’en pas douter dans des espaces gastronomie. Jusqu’où s’arrêteront-ils ?
Avis aux sondeurs

Désormais, pour connaître l’avis de M. et Mme Tout le monde, on saura qu’il faut sonner au 25 de la rue Pradier, à Paris XIXe.
Trace de Paulhan

Rue des Arènes, à l’heure des fantômes
(photos garanties sans filtre)
Readymade

Visite anthropologique chez Holt Renfrew
Étant donné son sens de la dérision, Marcel Duchamp se serait sans doute amusé de voir son nom orner des caleçons fleuris. On entend d’ici son fin rire ironique, tel qu’il résonne dans ses entretiens avec Georges Charbonnier. Grâce à cet article de confection anglaise, vous pourrez frimer en proclamant : « J’ai un Duchamp chez moi », ou mieux encore : « J’ai un Duchamp sur moi. » Mais attention : même en solde, le prix reste celui d’une œuvre d’art.