Dimanche en jazz 6

[audio:http://home.scarlet.be/~th046862/zk/lil.mp3]

Count Basie
Li’l Darlin’.
Wendell Culley, Snooky Young, Thad Jones, Joe Newman (tp) ; Henry Coker, Al Grey, Benny Powell (tb) ; Marshall Royal, Frank Wess, Eddie Lockjaw Davis, Frank Foster, Charles Fowlkes (sax) ; Count Basie (p) ; Freddie Green (g) ; Eddie Jones (cb) ; Sonny Payne (bt). Arr. : Neal Hefti. Prise de son : Bob Arnold. New York, Capitol Studios, octobre 1957.

La thérapeute siphonnée d’Ally McBeal a raison : il nous faut une theme song. La mienne change toutes les quinzaines. Depuis que je l’ai réentendu l’autre matin dans un bistro, c’est Li’l Darlin’ qui me suit partout, rythme mes pas, m’accompagne sous la douche. Je l’écoute tous les jours. Arrangement somptueux de Neal Hefti, texture orchestrale enveloppante, en nappes soyeuses superposées soutenues par quelques notes de baryton très graves placées juste au bon endroit pour vous faire doucement léviter1. Rhaa ! Si ma mémoire est bonne, c’est à propos de ce morceau qu’un musicien de l’orchestre louait le sens inné du tempo chez Basie. À l’origine, la partition était écrite sur un tempo beaucoup plus vif. Et Basie, immédiatement : « Mais non, c’est comme ça qu’il faut le jouer. » Comme ça : sur ce rythme voluptueusement ralenti qui dispense une ivresse entêtante. Pour un autre musicien, Li’l Darlin’ est « the perfect test of patience. That’s the hardest part about it : not rushing it ». Henri Salvador en a donné une belle version chantée, avec l’orchestre de Christian Chevallier et quelques chanteurs des Double Six, rien que ça. Sur Basie, voir aussi ici.

 

1 De tout cela, il est à craindre qu’il ne reste plus grand-chose sur des enceintes d’ordinateur. Procurez vous donc The Complete Atomic Basie, le dernier grand disque du Count (Médiathèque : UB1686).


dimanche 13 mai 2012 | Dans les oneilles | Aucun commentaire


La ligne claire de Larousse




Le virus du complétisme a encore frappé. Impossible de louper le Dictionnaire des synonymes de Bailly ce matin à la brocante. J’aime bien cette collection de Larousse: le graphisme classe des couvertures aux lignes sorties d’un générique de Saul Bass, la typo, les reliures toilées qui supportent bien l’épreuve du temps. En outre, ils rendent encore service, en particulier le Dictionnaire des difficultés de Thomas et le Dictionnaire analogique de Maquet, plus fécond qu’un classique dictionnaire de synonymes pour dériver sans fin au fil des mots. Ils furent réédités dans les années 1970 sous des couvertures souples… très années 1970. J’aime aussi.




Positions dans l’espace

Autopromotion (suite). Trois personnages se cherchent dans le labyrinthe à la fois spatial et mental d’un aéroport : c’est Positions dans l’espace, que publie la revue Indications dans son no 392.
Indications, coéditée par Aden, est diffusée-distribuée en librairie par les Belles Lettres.


mercredi 2 mai 2012 | Actuelles | Aucun commentaire


Tweet Fiction

Autopromotion. Quel mystérieux virus corrompt les livres numériques et met le souk dans la littérature mondiale ? Vous le saurez en lisant Tweet Fiction, qui paraît aujourd’hui dans le no 282 de la revue Marginales. Pour que la forme réponde au fond, une aimable contrainte pimente le tout : la nouvelle est construite sur le mode d’un échange sur Twitter, soit avec des messages n’excédant pas 140 signes. Ce fut, ma foi, fort amusant à tricoter.
Marginales est distribuée en librairie par Joli Mai (Belgique) et par la librairie Wallonie-Bruxelles (France).


lundi 23 avril 2012 | Actuelles | Aucun commentaire


Ce qu’ils lisent

Improbable mais vrai. À Bruxelles, au Trappiste, un client absorbé dans la saine lecture du Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale. On se sent moins seul, du coup.


mardi 17 avril 2012 | Ce qu'ils lisent | 9 commentaires


Ceux qui lisent



Dans le train Padoue-Venise


Aéroport Venezia Marco-Polo


vendredi 13 avril 2012 | Ce qu'ils lisent | Aucun commentaire


Le jardin aux sentiers qui bifurquent

À San Giorgio Maggiore, l’ancien monastère abrite depuis 1951 la fondation culturelle Giorgio Cini. Derrière les deux cloîtres, une réplique du jardin-labyrinthe conçu par Randoll Coate en hommage à Borges. L’ouvrage adopte la forme d’un livre ouvert où se lit deux fois, en miroir, le nom de Borges. Dans cette première image s’inscrivent à leur tour, comme en un palimpseste, le prénom Jorge Luis ainsi qu’un sablier. Pour atteindre la terrasse dominant le jardin, il faut — c’est de circonstance — traverser une bibliothèque spécialisée dans l’histoire de l’art, le théâtre et la musique, qui réunit 15 000 volumes.



La nouvelle bibliothèque


et l’ancienne.