Le fantôme de Woody

Plusieurs critiques ont relevé les allusions à Hitchcock dans les Fantômes d’Ismaël : prénom de Carlotta attribué à celle qui revient d’entre les morts, reprise d’un thème musical de Marnie… Mais a-t-on noté à quel point le film d’Arnaud Desplechin était redevable à Woody Allen (et, via Allen, à Bergman) ? Mathieu Amalric et Charlotte Gainsbourg se promenant, filmés en travelling latéral, sur la plage de Noirmoutier, c’est Allen et Diana Keaton dans Annie Hall (motif visuel qu’Allen avait emprunté à Bergman). Les vétérans du Quai d’Orsay évoquant à table la figure absente d’un collègue excentrique, ce sont les artistes de cabaret se rappelant les mésaventures d’un imprésario fantasque au début de Broadway Danny Rose. Plus fondamentalement, l’argument et la structure éclatée des Fantômes d’Ismaël rappellent ceux de Stardust Memories (c’est-à-dire de 8 1/2) : crise existentielle d’un cinéaste hanté par le souvenir d’une femme instable. Desplechin est coutumier de ces emprunts (on songe notamment à la belle figure de la lettre lue à voix haute, en travelling latéral ou face caméra, qui provient des Deux Anglaises de Truffaut), que bien entendu il passe dans son mixeur personnel jusqu’à les faire tout à fait siens.


Annie Hall


Persona


Broadway Danny Rose



Intermède insulaire : deux femmes aux rapports tendus lisant sur la plage,
dans Persona et les Fantômes d’Ismaël


dimanche 20 août 2017 | Dans les mirettes | Aucun commentaire


13 rue Linné



dimanche 13 août 2017 | Pérégrinations | Aucun commentaire


Stendhaliana


Jardin du Luxembourg


Cimetière de Montmartre


samedi 12 août 2017 | Pérégrinations | Aucun commentaire


Typo des villes (46)







Paris




Chantilly


vendredi 11 août 2017 | Typomanie | Aucun commentaire


Chambres


Paris, Hôtel Cluny-Sorbonne


mercredi 9 août 2017 | Chambres | Aucun commentaire


Typo des villes (45) : Montréal


































mercredi 2 août 2017 | Typomanie | 2 commentaires


Novlangue (suite)

Montréal, rue Saint-Hubert

Après les traiteurs, les volaillers, les éditeurs de pains bio et autres créateurs d’art floral signalés naguère par une aimable lectrice, les exterminateurs de blattes (aussi dites coquerelles) ne pouvaient demeurer en reste.


samedi 22 juillet 2017 | Pérégrinations | Aucun commentaire