Une page lumineuse de Natalia Ginzburg. Elle dit avec une grande justesse dans la simplicité pourquoi nous aimons le cinéma, un cinéma qui donne à voir hors de toute intention prédicante, et donne à méditer parce qu’il donne voir.
Elle suggère a contrario pourquoi tant de films contemporains nous ennuient, parce qu’ils récitent un petit catéchisme et s’apparentent à des spectacles de patronage.
On recommande vivement les merveilleuses chroniques de Natalia Ginzburg (1916-1991). Qu’elles commentent un livre ou un film, esquissent un portrait, observent les menus faits de la vie quotidiennes ou raniment un souvenir d’enfance, elles présentent un alliage frémissant d’intelligence et de sensibilité. Trois volumes sont disponibles en français, aux éditions Ypsilon : les Petites Vertus, Ne me demande jamais et Vie imaginaire (d’où est tirée la page ci-dessous).

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