Au château d’If

Encore une de ces pochettes de vues-souvenirs que j’affectionne (voir ici et là). Celle-ci diffère un peu de ses semblables dans la mesure où elle fait la part belle à l’imaginaire du lieu, avec une naïveté sympathique : on a payé de braves figurants pour incarner Edmond Dantès et l’abbé Faria dans leur geôle, et l’on a même glissé, pour faire bonne mesure, une gravure représentant l’Homme au masque de fer — lequel, sauf erreur, ne fut jamais détenu au château d’If : la confusion peut provenir de ce qu’il fut emprisonné dans le fort d’une autre île, l’île Sainte-Marguerite, avant d’être transféré à la Bastille, ou bien de ce que Dumas a romancé son histoire dans le Vicomte de Bragelone.


Chambres

Bruxelles, square des Latins
Dimanche en jazz 5

Roy Eldridge et l’orchestre de Gene Krupa dans Ball of Fire de Howard Hawks.
Un coup de trompinette pour saluer l’arrivée du printemps.
[audio:http://home.scarlet.be/~th046862/zk/re01.mp3]
I Hope Gabriel Likes My Music
Gene Krupa’s Swing Band
Roy Eldridge (tp) ; Benny Goodman (cl) ; Chu Berry (st) ; Jess Stacy (p) ; Israel Crosby (cb) ; Gene Krupa (bt). Chicago, 29 février 1936.
[audio:http://home.scarlet.be/~th046862/zk/re02.mp3]
Wabash Stomp
Roy Eldridge and His Orchestra
Roy Eldridge (tp) ; Scoops Carey (sa) ; Joe Eldridge (sa, arr) ; Dave Young (st) ; John Collins (g) ; Truck Parham (cb) ; Zutty Singleton (bt). Chicago, 23 janvier 1937.
Publicité gratuite

60, rue Monsieur-le-Prince, Paris VIe
Une librairie placée sous l’invocation d’Apollinaire, qui met le Bathyscaphe en évidence, propose en rayon cinq recueils de Pierre Peuchmaurd dont deux manquaient à votre bibliothèque, où les livres d’éditeurs aimés (Le Visage vert, Attila, Monsieur Toussaint Louverture) vous adressent des clins d’œil amicaux, où l’on découvre l’existence d’une biographie de Louis Perceau, d’une édition DVD de l’Invention du monde de Michel Zimbacca et Jean-Louis Bédouin (commentaire de Benjamin Péret)1 et bien d’autres choses encore, où de surcroît l’accueil est des plus aimables, est une librairie où l’on se ruine. On n’hésite donc pas à la recommander.

1 Premier volume d’une collection publiée par Choses vues et consacrée aux rapports des surréalistes avec le cinéma. Avec, en supplément, un entretien de vingt-six minutes accordé par Breton à Radio-Canada en 1960.
Tous créateurs

Paris, porte de Versailles, parking du Palais des expositions.
Naguère Marin Karmitz ne se voulait pas producteur mais, combien plus chic, éditeur de films. En vlà un autre qui n’est pas traiteur — faut pas confondre, hein — mais créateur de réceptions. Lesquelles se déroulent à n’en pas douter dans des espaces gastronomie. Jusqu’où s’arrêteront-ils ?